Morte flamme

Morte flamme, pire andouille qui se la pète, zéro degré du style, même à l’envers. Que la lumière te guide : tu ne verras plus rien, ni devant ni derrière. Avance à reculons, jusqu’à ce qu’à la fin tu plies, ploies, casses.

Castrat de mes deux, fine gueule en papier, poisson rusé, filou, coquin, permissif dessein chantant la mort, les esclandres absurdes, vols de toupets ou de dentiers, coussin péteur assis de travers, surprise-partie ringarde, sonnerie de Nokia 3310 que seul un enfant normal aurait connue à l’époque, qui pue la normalité de banlieue, hostile à la carte à puce, hormis la carte SIM.

Intrigant siphon du bulbe, macchabée moyen en sport, moyennement moustachu, qui écoute les Foo Fighters, embrasse des filles, cheval de trait. Cheval tout court, qui cherche son maître. Facile de trouver un maître, et finie la pensée.

Non, ne soyez pas jaloux : ils vont tous éclater comme de petits furoncles, bien mûrs à cinquante ans, aucun souci. Profitant de la vie tant qu’ils peuvent, précoces par nécessité, roulant des pelles mécaniques, câbles en acier à plein régime dans le slip.

C’est le privilège de la jeunesse, qu’on ne peut tous avoir sans mettre en péril la démocratie : asymptote impossible, division par zéro du politique. On ne peut pas le confondre avec autre chose, car il n’y a rien d’autre : l’égalité parfaite de la lose, de la déveine, de la timide malchance, prison de l’âme.

Que la blondeur réveille, paralyse, assomme.

Efface.

Annihile.