J’emmerde

la vie conne, simple décalque, routine beuglée de mort, faire comme le voisin, pleurnicher devant le prochain stade, évolution banale, stagnation contrôlée. Je dis non aux publicités, mises à jours non désirées, verres en terrasse, platistes antivax, merdiers de la peau et des muscles, petits êtres de la fange, pareils que le voisin, pareils en tout pareil à l’infini.

J’emmerde la bourgeoisie rance des centres villes de province, petites villes sclérosées, importance fantasmée des notables à la retraite, la misère du fric, qui ne sait que faire de sa puissance, misère de la quantité sans but, misère partout pour les esprits provinciaux.

Mais partout dégueuler, lécher souffler siffler entre des dents qui sifflent, qui se demandent pourquoi, siffler des mots obscènes, les mots qui piquent, qui remplissent l’estomac et vident les couilles, des mots pleins et colorés qui vibrent, féminins juste ce qu’il faut. Répétitions de la joie et de la couleur mauve, gris-vert, argenté-violet-vert, peuplée de fleurs de métal, blanches et rouille.

Emmerder la vie parfois, que les paupières me tombent au milieu, rien que de la joie d’un enterrement au hasard, connais pas le mec, juste des gens qui pleurent, et de la joie que j’en tire, et peut-être d’un bon steak. Ici, trou noir de la société, finistère dela morve qui se plaint qu’on ferme pas la vie. Petite mort ridicule, petite mort des divorcés et des prêtres, et de moi qui suis entre deux, rabougri du slip, s’appelle Léon sixteen, au plus bel âge du monde. Peut être la jungle sera notre napoléon, sera notre mur et peut être le véritable sens caché : peut-être « aux chiottes Napoléon », peut-être. Peut-être, au bout du tuyau, qu’on me reprendra au sérieux qui blesse. « Pas ma parole, parole de vrai. Montre moi la toison rare. Et lecture-viande alors qui sévit ».

Le souvenir, sans ta maman : sans ta maman, toi qui se roule. Absence et référent.

Bon et sinon : on va dormir.